Mardi 22 Janvier 2008 - 14H48
" En 2005, vous étiez 67% à voter contre le constitution européenne à Tremblay-en-France, 63 % à Villepinte et 65% à Sevran. Pour le nouveau traité européen, il faut redonner la parole au peuple ! "
Le 29 mai 2005, le peuple français rejetait le " Traité établissant une constitution pour l'Europe ", à une très large majorité. A Tremblay, vous étiez plus de 67 % contre ce traité, 63% à Villepinte, 65% à Sevran.
Rebaptisé " traité modificatif ", un nouveau traité européen, très semblable au précédent, risque d'être imposé par le Président, sans consultation nationale. En 2005, le peuple s'est exprimé souverainement. Lui seul peut confirmer ou défaire ce qu'il a fait. C'est un déni démocratique qu'organise le chef de l'Etat.
Pour contourner le référendum, le Président convoque, le 4 février à Versailles, le Congrès des députés et sénateurs afin de modifier la Constitution, préalablement à l'adoption du traité par le Parlement. Le Président de la République doit obtenir au Congrès une majorité de 3/5 des parlementaires présents. Sinon, le référendum s'imposera.
En décidant de boycotter le Congrès, la direction du Parti Socialistes ne respecte pas les promesses de campagne de leur candidate et son programme qui comprenait le retour devant le peuple pour tout nouveau traité européen. Par ce boycott, la direction du PS donne carte blanche à Nicolas Sarkozy.
Comme 103 députés et sénateurs, communistes, socialistes, verts, je demande à la direction du Parti Socialiste une attitude claire et cohérente. Comme le déclare le sénateur socialiste Jean-Luc Mélanchon, "c'est seulement le boycott et les votes socialistes complices qui garantissent à Sarkozy de pouvoir faire passer la réforme de la Constitution française qui rend possible ensuite la ratification du traité par la voie parlementaire simple".
Que l'on ait été pour ou contre le traité constitutionnel de 2005, que l'on ait changé d'avis est dans l'ordre naturel des choses. Chacun et chacune, quelque soit sa prise de position en faveur ou contre le texte, doit soutenir la proposition d'une nouvelle consultation. Qu'il soit bien clair ici que le choix d'un nouveau référendum est avant tout une question fondamentale de démocratie.
de Francois Asensi | Lien permanent | 1 commentaires
Mercredi 16 Janvier 2008 - 15H22
Discours présenté dans le cadre du « Grenelle pour l’environnement de Villepinte », organisé par la candidate à la mairie de Villepinte et conseillère générale, Nelly Rolland
Bonsoir à tous,
Je tenais en premier lieu à remercier Nelly Rolland pour son initiative « un Grenelle pour Villepinte ».
Cela marque non seulement son entrée en campagne, que je tiens particulièrement à saluer.
Cela marque également une méthode de campagne, fondée sur l’écoute, le dialogue, le débat… pour le progrès social
C’est exactement ce dont a besoin cette ville…
Mais revenons au sujet pour lequel la candidate Nelly Roland m’a invité : comment allier l’action politique locale et le respect du développement durable ?
L’écologie est aujourd’hui au cœur du débat de société. Les élus doivent prendre leurs responsabilités, car les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés exigent une volonté politique forte et une détermination sans faille à y apporter des solutions. Mon action, en tant que Député, Maire de Tremblay-en-France et président du SEAPFA, place ainsi le développement durable au cœur d’un véritable projet politique.
En ce qui concerne la politique des transports, j’ai constamment formulé des propositions et appuyé des projets de développement de moyens de transports respectueux de l’environnement.
Je fus notamment à l’origine du tram-train Aulnay-Bondy dont le concept connaît aujourd’hui un succès grandissant.
Je soutiens également vivement le projet de développement du fret ferroviaire de nuit à grande vitesse, qui permettrait, outre une diminution des émissions polluantes, de réduire de manière significative la fréquence des vols aériens nocturnes, aujourd’hui très importante et nuisible à la tranquillité des habitants des quartiers proches des aéroports. Je travaille dans ce sens en étroite collaboration avec la SNCF et la Poste.
Mon engagement environnemental se traduit également par le développement du transport public dans les modes de déplacement.
La réorganisation du pôle gare du Vert-Galant, en cours, tout comme les projets de restructuration des gares de Sevran-Livry, Beaudottes et Aulnay-sous-Bois, dont les études ont été pilotées par le SEAPFA, répondent au double objectif d’améliorer le confort des voyageurs et rendre plus attractif les transports collectifs par une amélioration de la qualité des services. Ces actions permettent ainsi de lutter contre l’usage excessif de l’automobile.
Cependant, beaucoup de choses nécessitent l’intervention de l’Etat pour financer des projets très coûteux. C’est pourquoi j’ai décidé de créer l’Association des Maires pour la défense de la ligne B du RER dans l’espoir de renvoyer les pouvoirs publics devant leurs responsabilités et solliciter des subventions à la hauteur des besoins des usagers de cette ligne. Les Assises pour la défense de la ligne B, que j’ai organisées à Tremblay-en-France, ont permis de faire naître une concertation fructueuse et décider du plan de rénovation de cette ligne, appelé RER B+.
Afin de diversifier les modes de déplacements, je me suis engagé dans une politique de développement des modes de déplacements doux, en aménageant plus de 60 km de pistes cyclables à Villepinte, Aulnay, Sevran et Tremblay. La réalisation d’une passerelle sur l’A104, dont la Ville de Tremblay-en-France a assuré le financement à hauteur de 60% de la part dévolue au SEAPFA, permet d’assurer une liaison douce (piétonne et cycliste) entre deux quartiers d’habitation et de nombreux équipements collectifs.
Nous menons également une politique active d’aménagement durable du territoire, qui veille à maintenir les grands équilibres écologiques et environnementaux, afin de préserver les besoins des générations futures.
J’ai, pour ce faire, mis en oeuvre un plan de paysagement sur ma commune qui a soustrait 500 hectares à l'urbanisation, offrant ainsi aux Tremblaysien un cadre de vie plus agréable.
J’ai également proposé la création d’un parc de 100 hectares autour du Ru du Sausset.
Je me suis longtemps battu à l’Assemblée nationale pour le classement du parc de la Poudrerie, site remarquable et unique dans notre département qui abrite une faune et une flore particulièrement riches. Face aux menaces qui pèsent sur ce lieu emblématique dont la gestion a été confiée par l’Etat à la Région, je ne peux que déplorer la position défendue par les maires de Vaujours et Villepinte qui ont refusé que la ville de Tremblay-en-France participe au financement de la part communale des frais de fonctionnement du parc. Cette opposition ne me permet pas de concrétiser ma volonté de contribuer à la préservation de cet espace naturel.
Dans le souci de lutter contre les nuisances sonores, j’ai demandé à plusieurs reprises à ce que soient étudiées, avec les partenaires concernés, les modalités de déplacement du circuit Carole, dès qu’un nouveau site d’accueil répondant aux attentes légitimes des motards sera trouvé. Les Villepintois attendent son déplacement depuis de nombreuses années.
Je suis intervenu à maintes reprises pour que l’aéroport du Bourget se dote d’un PEB (Plan d’exposition aux bruits), afin de déterminer, à ses abords, des zones de bruit à l’intérieur desquelles s’appliquent des contraintes d’urbanisme et éviter que des populations nouvelles ne viennent s’installer dans des secteurs susceptibles d’être exposés à un certain niveau de gêne sonore.
Le SEAPFA, que je préside, est lui aussi porteur de nombreux projets s’inscrivant dans la logique du développement durable.
Le syndicat intercommunal a créé et gère à ce titre quatre déchetteries qui permettant de recycler et valoriser les déchets des habitants résidant sur son territoire.
S’ajoute à cela la collecte sélective des ordures ménagères, afin de faire du tri un geste quotidien et facile dans les foyers.
Nous encourageons par ailleurs les habitants vivant en pavillon à s’équiper de composteurs individuels pour qu’ils puissent transformer les déchets verts et certains déchets ménagers en compost. Près de 6700 composteurs ont d’ores et déjà été distribués.
Pour lutter contre les gaz a effet de serre, je me suis engagé dès les années 1980 dans la filière géothermique qui permet aujourd’hui de chauffer avec une énergie propre près de 4000 logements à Tremblay, tout en diminuant la facture des usagers.
C’est également la raison pour laquelle la ville de Tremblay-en-France a engagé l’élaboration de son Bilan carbone dont l’objectif est de comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre imputables à l’activité municipale. Cette démarche volontaire constitue une première dans notre département et confirme ma détermination à lutter contre le réchauffement climatique. Je souhaiterais désormais qu’elle serve d’exemple à d’autres communes de Seine-Saint-Denis.
Ainsi, à l’échelle communale, aussi bien qu’à l’échelon intercommunal, nous faisons résolument le choix d’intégrer le volet environnemental à chacune des décisions que nous sommes amenés à prendre.
de Francois Asensi | Lien permanent | 0 commentaires
Lundi 7 Janvier 2008 - 9H42
« Il faut privatiser pour rendre les services publics plus proche des gens »… Voilà ce que la soi-disant modernité capitaliste nous assène en permanence.
Qui a donc essayé de prendre contact avec les anciens services publics privatisés pour un renseignement ou une question connaît pourtant la réalité de cette « proximité » !
Plus d’agences près de chez soi, plus d’agents que l’on connaît, les entreprises comme EDF et GDF n’ont désormais pour seule visage que leur « 0 810 », anonyme et distant. Il est devenu impossible d’avoir le même interlocuteur et impossible de joindre un responsable. Alors que l’on nous ventait la performance et la transparence, la privatisation a rendu plus obscure et opaque la relation au public, devenu « clients ».
Qu’avons-nous gagné à la privatisation ? Rien en termes de services, mais rien non plus en termes de tarif ! Rappelons la hausse des tarifs du gaz de 4 % au premier janvier dernier.
L’Etat, devenu actionnaire, répond désormais au logique de tous les actionnaires : il s’enrichit, en faisant fermer des agences et en laissant augmenter les tarifs.
Est-ce que, par la productivité et la rentabilité, l’Etat répond à sa mission première, défendre l’intérêt général ? Comme plein d’autres, l’expérience « 0 810 » nous démontre tout le contraire !
de Francois Asensi | Lien permanent | 2 commentaires
Vendredi 4 Janvier 2008 - 10H07
Vous trouverez (en cliquant ici) une réaction que m’avait demandé le journal l’Humanité aux événements de Villiers-le-Bel.
En ce début d’année 2008, je souhaite véritablement que le constat de partialité de l’Etat que je faisais il y a à peine un mois, dans son action vis-à-vis de la banlieue fasse prendre conscience à nos gouvernants de l’urgence à mettre en place une véritable politique de solidarité entre les territoires.
En ces temps de vœux d’avenir, il est impératif que l’engagement et la solidarité de l’Etat ne soient pas des vœux pieux !
de Francois Asensi | Lien permanent | 0 commentaires
Mercredi 2 Janvier 2008 - 10H03
La tradition veut que l’on souhaite la bonne année aux siens, aux personnes que l’on voit chaque jour, comme à celles qui sont loin. Plus largement, c’est à tous ceux que l’on croise dans les premiers jours de janvier que l’on fait ses vœux.
Mais ce n’est pas une tradition vide de sens. Souhaiter aux autres le meilleur, la joie, le plaisir, l’amélioration de leur vie quotidienne, la réussite pour eux comme pour leurs familles, c’est un petit mot d’espoir… et l’espoir n’est pas une vaine tradition.
Au contraire, en ces temps où le chacun pour soi est élevé au rang de dogme, où l’on veut effacer la solidarité entre tous pour le profit de certains, où l’étalage du clinquant et du brillant devient un mode d’action politique que mettent en scène nos propres gouvernants, j’apprécie particulièrement ce « petit » rituel de début d’année.
C’est pour moi un signe politique tout simple, mais très réconfortant. En chaque « meilleurs vœux », c’est une étincelle de solidarité, d’humanisme et de progrès que l’on veut pour les autres.
Pour cette année 2008, je vous souhaite donc mes plus sincères vœux de santé, de réussite et de bonheur.
de Francois Asensi | Lien permanent | 0 commentaires
Jeudi 29 Novembre 2007 - 15H23
Ce matin le journal Libération a publié la tribune libre que j'ai signé conjointement avec trois autres maires de Seine-Saint-Denis: Pascal Beaudet, maire d'Aubervillers, Didier Paillard, maire de Saint-Denis et Stéphane Gatignon, maire de Sevran.
Vous pouvez cliquer sur le lien ici.
Cette initiative ne sera pas sans lendemain. Notre sensibilité politique est trop souvent l'objet de caricatures et de mensonges sur sa gestion. Notre bilan, notre volonté, nos valeurs, nos réalisations font avancer la Seine-Saint-Denis.
de Francois Asensi | Lien permanent | 1 commentaires
Lundi 19 Novembre 2007 - 16H08
Les dernières élections ont ouvert un nouveau cycle politique avec la victoire d'une droite unissant dans un projet cohérent un libéralisme économique assumé et une conception autoritaire de l'ordre social.
Dans ce contexte, comment la gauche française peut-elle générer sur ses valeurs fondamentales un projet progressiste qui fasse avancer la société?
Je suis de ceux qui prônent une nouvelle force de transformation sociale, politique, écologique et citoyenne. A cet effet, je suis à l'initiative d'un appel que je vous invite à signer et à faire connaître.
Il est nécessaire de créer un vaste débat sur la construction de cette nouvelle force. Je vous propose de nous retrouver lors d'une rencontre-débat le 29 novembre à 20h30 précises au gymnase Jean-Guimier, avenue Gilbert-Berger à Tremblay-en-France (dès 18h30 des espaces d'échange et de restauration seront ouverts).
Plusieurs responsables politiques nationaux seront présents parmi lesquels - Jean-Claude GAYSSOT, ancien ministre; - Roger MARTELLI, historien et co-directeur de la revue "Regards"; - Patrice COHEN-SEAT, dirigeant du PCF et directeur de campagne de Marie-George BUFFET lors de l'élection présidentielle de 2007; - Charlotte GIRARD, membre du bureau national de PRS que préside Jean-Luc MELENCHON; - Jérôme GLEIZES, dirigeant national des Verts.
de Francois Asensi | Lien permanent | 1 commentaires
Mercredi 24 Octobre 2007 - 11H36
Cité à plusieurs reprises dans la presse à propos d’un communiqué de Jean-Pierre BRARD, je ne veux pas nourrir ici une polémique inutile mais il est tout de même nécessaire d’apporter quelques précisions. Voici mon commentaire.
Bien malgré moi, Il m’est attribué une interférence dans le climat politique de Montreuil et une contribution à la venue de Clémentine AUTAIN. Il m’est également fait procès une instrumentalisation de cette venue au nom de considérants propres à la vie interne du Parti communiste français. Pur fantasme !
Par contre, si cette interpellation a pour but de reconnaître ma préoccupation pour cette cité à laquelle je suis très attachée, Jean-Pierre BRARD est dans le vrai. Si par extension, elle vise à montrer mes inquiétudes pour la place de ma famille de pensée en Seine-Saint-Denis, alors c’est encore plus vrai.
Quand j’étais secrétaire de fédération de Seine Saint Denis du PCF, j’ai largement facilité l’arrivée de Jean-Pierre BRARD comme maire de Montreuil en 1984. J’ai soutenu, à ce moment là, un jeune candidat au poste de maire.
Peu connu à l’époque du grand public, il a bénéficié de la notoriété et du prestige de personnes politiques de premier plan telles que Marcel DUFRICHE et Louis ODRU, respectivement Maire de Montreuil de 1971 à 1983 et Député de Montreuil de 1962 à 1989. J’aimerai simplement connaître, comme beaucoup d’autres, les perspectives qu’il trace aujourd’hui et qu’il soumettra à l’avis de la population, afin de s’inscrire dans cette continuité.
Malgré la crise et un état partial qui a stigmatisé à des fins idéologiques la Seine Saint Denis, les élus communistes ont porté ce Département vers l’excellence dans de multiples domaines : 1er créateur d’emploi, 2ème pôle universitaire d'Ile-de-France, 5ème département français pour son produit intérieur. Ces réussites nous les avons obtenues dans une dynamique de rassemblement de toutes les forces de la gauche, et singulièrement avec le PS. Aujourd’hui, le Parti socialiste oubliant l’union qui a fait nos succès communs n’a pour ambition que de prendre le Conseil général et plusieurs villes à direction communistes, comme en témoignent des primaires imposées à Bagnolet, Aubervilliers, Pierrefite, La Courneuve, Villetaneuse et même Montreuil, et la volonté de faire basculer la Communauté d’agglomération de Plaine Commune.
Dans un tel contexte, il me paraît primordial que le courant communiste, à l’offensive sur son bilan, procède au renouvellement de sa pratique, de sa pensée, fasse appel aux jeunes générations, qui demain exerceront des responsabilités publiques, institutionnelles ou associatives et s’engageront dans le mouvement des idées. Ils seront les nouveaux animateurs de la vie sociale, culturelle et politique. C’est ce qu’attendent les nouvelles générations des communes limitrophes de Paris. Il faut considérer comme une chance l’évolution sociologique de notre département. L’arrivée de cadres, d’intellectuels, d’artistes, de créateurs sont autant de signes positifs pour nos territoires. Cette riche diversité est un atout sur lequel peut compter Montreuil, ville populaire et qui doit le rester.
Non seulement Montreuil n’échappe pas à cette évolution mais c’est la ville où ces mutations sont les plus visibles. L’arrivée de Clémentine AUTAIN m’apparait comme un atout propre à enrichir l’action locale du maire par son ouverture, sa modernité et son attachement aux valeurs de gauche.
Je note en outre que Clémentine AUTAIN n’a jamais revendiqué la place de maire ni un quelconque privilège. Elle sait, avant d’être une élue, rester une militante. Jean-Pierre BRARD le sait puisqu’il a eu l’occasion de la rencontrer et d’apprécier la sincérité de sa démarche.
Enfin, je constate que dans la perspective d’une désunion des forces de gauche à Montreuil, puisque Dominique VOYNET et le Parti socialiste annoncent leur intention de faire cavalier seul, le chemin du rassemblement ne passe certainement pas par des propos blessants à l’égard d’une jeune femme militante. Jean-Pierre BRARD peut conjuguer tous ces nouveaux talents dans l’intérêt général.
de Francois Asensi | Lien permanent | 8 commentaires
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